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Ces petites filles blondes
Avec ces petits anneaux dans tes oreilles
Toutes les mariées qui accoucheront
Des hommes gros comme des arbres
Que quand tu essaies de les convaincre
Donc tu vois, ils sont vraiment en bois
Ah, le Diable Rouge, oublie la route
Viens ici avec nous boire une orangeade
À contre-jour, tout le temps s'en va
Regarde les nuits les plus hautes
De ce nord-ouest paré d'étoiles
Et les traces des wagons sont gelées
Comme les regards des Français
Une valse de vent et de paille
Mort d'un paysan
Qui remonte les rizières
Et il fait le bruit des grenouilles, ponctuel
Il arrive sur les basses-cours blanches
Comme des tondeuses à la pièce
Des voix du soleil, d'autres voix
De cette campagne d'autres abîmes de lumière
Et rien de terre ou d'âme
Plus que le cheval et la quinine
Les voix et les murmures de l'hôtel
Amoureux des plaines
Reines des coursiers et bordures
leur, leur ancienne discrétion
C'est de l'eau et du miel
Ah, le Diable Rouge, oublie la route
Viens ici avec nous boire une orangeade
À contre-jour, tout le temps s'en va
Les lucioles tournent
Dans les cercles de la nuit
Cette obscurité sent le foin et la distance
Et la chanson sait peut-être comment rattraper son retard
